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Sécurité - Un nouvel équipement pour les sapeurs-pompiers du 82


C'est sur le plan d'eau de Bressols que les sapeurs-pompiers du département se forment./ Photo DDM, Ch Longo

En lac ou sur des rivières en crue, ils rameront de moins en moins. Les sapeurs-pompiers du département viennent de changer d'ère avec l'acquisition d'un jet-ski, capable d'être mis à l'eau plus rapidement qu'une barque et qui reste plus maniable quel que soit le débit du cours d'eau. Depuis le début du mois, les 25 sauveteurs aquatiques tarn-et-garonnais suivent une formation spécifique sur le plan d'eau de Bressols. «Ils ont d'abord dû passer le permis plaisance, obligatoire pour piloter un tel engin. Ensuite, le travail tourne autour des techniques d'intervention sur des personnes immergées, explique le capitaine Charly Perrocheau, responsable de la formation. Le jet-ski a déjà fait ses preuves depuis plusieurs années sur le sauvetage en mer. Nos collègues des Pyrénées Atlantiques ont été les premiers à l'utiliser dans les années 2000. On profite aussi du retour d'expérience des Sdis de l'Hérault et du Gars qui interviennent en milieu urbain sur les quartiers régulièrement inondés.»

Une des forces de cette machine est de pouvoir fonctionner avec très peu de fond. Quand une barque classique a besoin au moins de 80 centimètres d'eau, le jet-ski se contente d'une cinquantaine. Sans hélice, il n'y a pas de risque d'accrocher le fond ni même de blesser sauveteurs et victimes qui évoluent autour. Enfin, la vitesse de cette machine équipée d'un moteur de 900 cm3 permet aux équipes de se déployer plus rapidement. «Lors des dernières inondations causées par la Garonne, nous avions mis plus de deux heures à atteindre un habitant de Mas Grenier qui s'était réfugié sur le toit de sa maison. La force du courant avait particulièrement gêné les sauveteurs qui avançaient sur un hydrospeed, à la puissance de leurs jambes, se souvient le capitaine. Avec ce scooter des mers, cela n'aurait pris que quelques minutes.»

La planche de sauvetage fixée à l'arrière permet d'extraire de l'eau une victime en la faisant simplement glisser dessus (une action bien plus simple que de la hisser dans une barque). D'un investissement raisonnable (14 000 € avec sa remorque), il n'est pas impossible que le Sdis en face l'acquisition d'un deuxième ces prochains mois.

Info ladepeche.fr / Philippe Cahue

Le 2016-10-13 09:25:02 Par Admin
Catégorie : Divers

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