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À 16 ans, il est sur le toit du monde

Il possède encore un visage d’adolescent et pourtant, sur un jet-ski, son âge semble être relégué au second plan : « Forcément je me fais charrier au lycée, mais c’est de bonne guerre », s’amuse Pierre. Attablé au magasin Motoland que tient son paternel, le jeune Calaisien, comme la majorité des sportifs évoluant sur l’eau, est détendu, relax. Une façon comme une autre pour celui qui est monté à seulement douze ans sur son premier jet-ski de revenir sur une carrière qui ne fait – en tout cas c’est ce qu’il souhaite — que débuter : « Évidemment, j’espère atteindre un jour les meilleurs mondiaux. » Mais pour y arriver, le chemin est encore semé d’embûches, et il faudra s’armer de patience. Qui plus est, le papa est rarement éloigné du fiston. Stéphane Guilbert, qui a arpenté les dunes de l’Enduropale à vingt-deux reprises, couve un fils qui l’impressionne d’année en année : « Je vis sa réussite à travers lui. Je me vois moi naviguer mais je n’ai jamais fait ces résultats-là. »

Il conquiert les États-Unis​

Des performances qui ont mené Pierre sur le toit du monde en octobre dernier de l’autre côté de l’Atlantique. Aligné pour la dernière fois chez les juniors, le Maritime s’est chargé de placer la concurrence dans son rétroviseur, s’adjugeant deux des trois courses dans lesquelles il s’était engagé : « C’était le moment où j’avais les moyens d’aller chercher des titres de champion du monde. J’ai pu faire la différence sur l’épreuve de vitesse (départ en ligne des pilotes) et le slalom (où seul le chrono compte). Je ne réalisais pas », se remémore celui qui a franchi un cap, à l’issue de ces épreuves au lac Havasu (Arizona, à 3 heures de Las Vegas).

Au revoir les juniors,place à la GP3

L’apogée de sa carrière chez les juniors étant matérialisé, le jet- skieur est entré dans la cour des grands en avril. Reprise du championnat national (composé de cinq étapes), championnat d’Europe en Pologne la semaine dernière (où il termine quatrième) et surtout une machine plus performante. Fini la jeunesse, Pierre a filé en catégorie GP3, étape indispensable s’il souhaite un jour rejoindre le gratin international : « L’adaptation se passe bien mais il faut passer par là pour se conforter et aller dans une cylindrée supérieure. Il y a deux semaines j’ai gagné les trois manches du championnat de France à Vernon. Cette année c’est vraiment pour prendre de l’expérience » poursuit l’adolescent. Et avant de rejoindre la GP2 en 2016 (la catégorie supérieure), Pierre parfait ses gammes hors de France. Présent Outre-Manche à Doncaster depuis le début de semaine, il clôture aujourd’hui l’une des étapes de la Jetcross World Cup : « Les meilleurs mondiaux y sont présents car de grosses primes d’arrivée sont versées, explique Stéphane. Ça permet à Pierre de se comparer à ce qui se fait de mieux. Les Norvégiens, les Belges ou les Anglais excellent, même si nous ne sommes pas encore dans la catégorie la plus puissante. Il faudra attendre 22-25 ans avant qu’il soit mûr pour y postuler. Là, il y aura des mecs de Dubaï, ce sera un autre monde. »

Un monde dans lequel le jet skieur calaisien entend bien placer ses billes : « Je vais faire quelques années en GP2. Ensuite en GP1, c’est no limit ! » Une carrière atypique et une vie à parcourir les lacs du monde, pour un jeune homme qui demeure les pieds sur terre et rentrera en septembre en terminale STI2D (Sciences Techniques et Industrielles du Développement Durable).

FLORENT CAFFERY

Info Nord Littoral du 25-07-2015

Le 2015-07-26 13:26:12 Par Admin
Catégorie : Divers

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