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Hervé Partouche, la passion comme moteur

Les séances d'entraînement en salle ne font pas peur à Hervé Partouche, lui qui a connu deux ans de rééducation afin de pouvoir marcher de nouveau. Photos jet côte bleue et cyril sollier

À 33 ans, Hervé Partouche ne manque pas de détermination. Si son sport de prédilection reste le jet-ski, c'est bien dans une salle de sport qu'il passe la majeure partie de son temps pour s'entraîner. "Faute de budget, je ne peux pas faire de séances sur l'eau car ça exige trop de carburant", explique-t-il sans pour autant couper son effort, au pas de course, sur le tapis roulant. Rien ne peut en effet venir troubler le pilote du Team Energy Racing dans sa préparation. Lui qui vient de s'envoler pour le Qatar, avec l'un de ses deux entraîneurs Rémi Notta, où il dispute à compter d'aujourd'hui la première manche des championnats du monde de vitesse. "Cette année, j'espère vraiment franchir un cap. Je vise le Top 10", souligne-t-il, enthousiaste.

Alors, il se donne les moyens de ses ambitions, en "s'entraînant à la dure, un peu à l'ancienne." "À raison de quatre fois par semaine, on effectue un gros travail de fond mais aussi de la cardio et du fractionné pour qu'il puisse tenir les différents rythmes de la course, explique Mahmoud Mouataz, son préparateur physique et gérant de l'Elit Club Form. C'est un guerrier, il a vraiment un moral d'acier. Motivé et hargneux, il ne lâche jamais rien."

"J'ai failli perdre ma jambe"

Des ressources mentales qu'il a déjà mises à rude épreuve. C'était en 2003, quand il s'est gravement blessé au genou sur un terrain de football. "Les ligaments ont lâché et en raison d'un staphylocoque postopératoire, j'ai failli perdre la jambe. J'ai mis deux ans pour remarcher et je n'ai pas pu faire de sport pendant six ans." Une éternité pour ce passionné qui, aujourd'hui, effectue un travail de musculation spécifique autour de son genou pour pouvoir tenir le coup à vive allure sur son jet-ski.

Un sport qu'il a découvert en 2008, grâce à son patron du garage automobile où il travaille encore à l'heure actuelle. "Ça m'a tout de suite plu car ça m'a rappelé la moto que je faisais quand j'étais plus jeune. Aujourd'hui, on peut dire que je suis drogué par ce sport."

Une première course d'envergure régionale l'année suivante à Sainte Maxime avec son patron justement, Didier Demicheli, ponctuée par une encourageante deuxième place ! Il n'en fallait pas plus à ce Marseillais issu du quartier de La Rose pour convertir l'essai. "J'ai ensuite enchaîné avec la coupe de France, les courses en Standard, avant de passer en Elite (F1) en 2011 où j'ai disputé mon premier championnat du monde en endurance. Ce n'est qu'en 2012 que j'ai découvert la vitesse, grâce à François Medori (vice-champion du monde F1 en 2011 et champion du monde Runabout GP1 en 2012, ndlr) avec qui j'ai d'ailleurs fait équipe. Il m'a fait part de son expérience et appris à piloter."

Cette semaine au Qatar puis tout au long de la saison, avec notamment la célèbre "Karujet" à la fin du mois en Guadeloupe, il entend poursuivre sa progression et prouver qu'il a bien assimilé tout ce qu'on lui a transmis.

Deborah Chazelle - La Provence du 04/03/2015

Le 2015-03-04 17:40:07 Par Admin
Catégorie : Competition

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